Vaincre le bruit pour bien dormir la nuit

Publié le 2 septembre 2014

Bruit des voitures sommeilKlaxon, voitures démarrant en trombe, tapage nocturne ou même voisinage bruyant… nous sommes tous soumis à une pollution sonore nocturne, essentiellement urbaine.


Face à ce phénomène, nous sommes pourtant inégaux.

Si certains s’endorment avec plusieurs dizaines de décibels pleins les oreilles, d’autres ne peuvent fermer les yeux à moins d’un calme olympien. Pour faire face aux bruits qui nous entourent, des solutions existent. Tour d’horizon !




Selon l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), le bruit toléré dans une chambre ne devrait pas dépasser le seuil des 45 décibels, soit les bruits courants dans un appartement sur rue.


Pourtant, près d’un français sur trois reconnait dormir dans un environnement trop bruyant d’après une enquête INSV/MGEN sur le sommeil et l’environnement. Si l’on en croit les résultats de ce sondage, 31% des personnes interrogées se plaignent d’être gênées par le bruit en semaine ou le week-end. Les Parisiens sont même les premiers concernés. Selon cette autre étude réalisée par l’Hôtel-Dieu et la Caisse primaire d’assurance maladie, ces derniers évoquent à 40% le bruit comme le premier perturbateur du sommeil. En cause, les transports, terrestres ou aériens, le bruit de la rue, mais aussi du voisinage. Une simple conversation de voisins, une sonnerie de téléphone, une chasse d’eau ou même les ronflements de son conjoint font facilement exploser les décibels.



La pollution sonore nocturne nuit en effet à notre sommeil. Les nerfs qui réagissent aux bruits, même les plus infimes, mettent nos sens en alerte, secrétant des hormones du stress. Vigilance accrue, augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque s’ensuivent. Le bruit trouble aussi la phase d’endormissement et provoque des réveils fréquents tout en réduisant la durée des phases de sommeil.



Toutefois, nous ne sommes pas tous égaux face à la pollution sonore nocturne. Si certains s’endorment sans aucun problèmes dans une gare bondée ou une rame de train bruyante, d’autres ont besoin de n’entendre que leur respiration pour trouver le sommeil. Ce mystère semble avoir été percé par des scientifiques de l’Université d’Harvard qui ont découvert le rôle des ondes cérébrales appelées aussi « fuseaux du sommeil ». En effet, ces dernières joueraient face aux perturbateurs externes comme le bruit. Le cerveau des bons dormeurs en produirait plus, leur permettant de bloquer la transmission des sons une fois endormi.



Pour ceux dont le cerveau ne produirait que peu de fuseaux du sommeil, reste ces quelques conseils à mettre en pratique pour dormir sur ses deux oreilles :

 

•    Fermez si possible les fenêtres la nuit.
•    Choisissez votre chambre côté cour plutôt que rue.
•    Veillez à l’isolation en posant par exemple des isolants phoniques sur les murs.
•    Posez des rideaux ou tapis qui absorbent le bruit.
•    Utilisez des bouchons d’oreille ou des casques anti-bruit.
•    Focalisez votre attention sur autre chose que votre environnement lors de la phase d’endormissement, faites abstraction de ce qui vous entoure.

Laisser une réponse

 

Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

Conseils, résultats d'études, cycles du sommeil, hygiène de vie, literie... nous passerons ici au crible les meilleurs conseils de professionnels pour accéder à un sommeil serein et vraiment réparateur. Bonne lecture !