Un livre blanc contre la somnolence au volant

Publié le 13 mars 2014

Somnolence en voitureResponsable de près de 20% des accidents mortels de la route, la somnolence au volant est une ennemie qui ne cesse d’être combattue. Début 2014, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) s’est joint à l’Association professionnelle autoroutes et ouvrages routiers (AFSA) pour publier un livre blanc sur le sujet.

L’objectif : faire le point des connaissances actuelles et mieux la prévenir.


Conduire ou dormir, il faut choisir !


Selon l’INSV, prendre la route après une nuit blanche équivaut à une conduite avec une alcoolémie de 0,9g/l, un taux illégal partout en Europe.
Pourtant, près d’un quart des accidents mortels de la route sont dus à la somnolence, qui est aussi la première cause d’accidents sur autoroute.


Un enjeu de sécurité routière et de santé publique


Encore trop méconnue et sous-estimée, la somnolence au volant nécessite d’être mieux perçue pour qu’on la fasse connaître. C’est en partant de ce constat que les auteurs du Livre blanc, onze experts européens issus de l’INSV et l’AFSA, ont organisé un travail collectif à l’échelle européenne. Leur objectif : faire l’état des lieux de ce fléau qu’ils combattent et préconiser de nouvelles actions pour y faire face.


Fatigue, troubles du sommeil (apnée du sommeil, narcolepsie), horaires de travail irréguliers, mais aussi prise de médicaments ou d’alcool et de drogues sont responsables de la somnolence au volant, ce que les auteurs définissent comme une combinaison de mécanismes physiologiques et de facteurs comportementaux.

Les jeunes, les conducteurs professionnels et les travailleurs postés sont les plus à risque. Engendrant une perte de la vigilance, des difficultés de la concentration et une perception réduite de son environnement, quand la somnolence s’installe, les risques d’accidents sont croissants. Mesurable à l’aide d’échelles ou de questionnaires, la somnolence est néanmoins encore trop peu décelée.


Des mesures axées sur les infrastructures, l’éducation et le champ du juridique


Les campagnes européennes de communication publiques n’ont jusqu’à présent pas eu l’effet escompté. Quant aux systèmes de technologie embarqués développés aujourd’hui sur les véhicules pour détecter et informer le conducteur de la survenue d’une somnolence (caméras, capteurs détectant les mouvements des yeux, du visage, les ondes cérébrales ou la tenue du volant), ils ne sont pas suffisamment performants.


C’est pourquoi les auteurs du livre blanc formulent une série de propositions concrètes. Parmi ces dernières, on retrouve la nécessité de former les conducteurs, via les auto-écoles, au risque de somnolence. Les auteurs pensent aussi qu’il est primordial de travailler sur la législation européenne concernant les conducteurs professionnels atteints de troubles du sommeil diagnostiqués afin de mieux détecter et gérer la somnolence.



De nouvelles actions doivent également être mises en place, notamment en concevant des systèmes d’information et d’alerte embarqués plus performants à bord des voitures. Enfin, des campagnes de sensibilisation à l’échelle européenne et à destination des populations les plus à risques doivent être menées. Côté infrastructures routières, les aires de repos doivent être encore plus développées.


Pour avoir une attitude responsable, il faut avant tout que les conducteurs sachent rester à l’écoute d’eux-mêmes et détecter les premiers signes de fatigue pour s’arrêter, ou, pourquoi pas, faire une courte sieste avant de reprendre le volant.


Source et lien utile : www.institut-sommeil-vigilance.org

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

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