Manque de sommeil : travail et temps de trajet sur la sellette

Publié le 27 janvier 2015

Travail et temps de trajet sont mauvais pour le sommeilRythme effréné, doubles journées ou emplois multiples, temps de trajet rallongés…en 50 ans, nous avons perdu près d’une heure et demie de sommeil. Une nouvelle étude vient mettre en perspective le lien entre nuits raccourcies et horaires professionnelles. Pour éviter l’épuisement, il est urgent d’agir !


Le fameux adage « Métro, boulot, dodo » est désormais largement amputé de sa partie sommeil ! Dans une société où le rythme de vie et de travail est le coupable désigné, nous cumulons aujourd’hui charge professionnelle, stress, temps de trajets rallongés et nuits raccourcies. De l’ouvrier au chef d’entreprise, hommes ou femmes et jeunes ou moins jeunes font les frais d’une fatigue toujours plus générale qui peut parfois mener à l’épuisement ou au syndrome du burn-out.


Rythmes quotidiens et travail malmènent le sommeil

Dans une étude publiée pour la revue américaine Sleep, le Dr Basner, professeur de psychiatrie à l’école de médecine de l’Université de Pennsylvanie, a compilé et étudié les données issues d’une vaste cohorte d’américains âgés de plus de 15 ans. Son auteur en conclut que la perte de sommeil chronique et courante pourrait être évitée grâce à la mise en place d’horaires de travail flexibles. Il a en effet constaté que les petits dormeurs effectuant des nuits de moins de 6 heures travaillaient en moyenne 1,5 heure de plus que les autres en semaine et 2 heures de plus les week-ends et jours fériés. Ils étaient aussi ceux qui démarraient leur journée de travail le plus tôt pour s’arrêter après tout le monde. Leur temps de trajet, enfin, était assez long et tous voyageaient durant les heures de pointe. Parmi eux, on retrouve les salariés cumulant plusieurs emplois. A l’inverse, chômeurs et retraités étaient épargnés, selon cette étude, par la privation de sommeil.


Plus on travaille et moins on dort !

L’analyse du professeur Basner se poursuit en démontrant qu’à chaque heure de travail en moins, sont associées 20 minutes de sommeil en plus. Ainsi, commencer à travailler avant 6 heures du matin correspond à une moyenne de sommeil de 6 heures par nuit, contre 7,3 heures pour une prise de poste entre 9 et 10 heures. Il recommande une durée de sommeil de 7 heures par nuit au minimum pour garder un bon équilibre physique, psychique et mental.  La solution passe, selon les mots du psychiatre, par un recours plus généralisé à la flexibilité du travail pour épargner nos nuits.


Source et lien utile : http://journalsleep.org/ViewAbstract.aspx?pid=29770




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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

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