Le manque de sommeil suscite le désir d’aliments sucrés ou gras

Publié le 28 août 2012

Alimentation et sommeil contre l'obésitéAliments salés, sucrés ou gras sont tentants… plus particulièrement encore lorsque nous ne dormons pas suffisamment !


C’est ce que vient de constater une étude scientifique américaine. Le manque de sommeil induirait une prédisposition de notre cerveau à la « junk food » et, plus encore que l’addiction à ces nourritures peu recommandables, une sensation de faim.



Dormir, c’est aussi penser à préserver sa ligne ! Se coucher tard augmente les risques de craquer sur des aliments qui font grossir ou issus de la « malbouffe » ! C’est encore une nouvelle preuve qui vient étayer le lien entre dette de sommeil et obésité ou surpoids.


Des chercheurs américains de l’Université de Columbia, dont les résultats ont été publiés dans la revue Sleep, ont travaillé à l’aide de l’Imagerie médicale par résonance (IRM) pour étudier le comportement de 25 jeunes hommes et femmes, tous en bonne santé. Le procédé consistait à leur faire visionner des images d’aliments « sains » et « malsains », tout en leur faisant passer 5 nuits de 4 heures et 5 nuits de bon sommeil (jusqu’à 9 heures par nuit). Le résultat indique clairement que la réponse neuronale à la nourriture malsaine est spécifique à la restriction de sommeil.



>> En conséquence, dette de sommeil ou nuits écourtées suscitent le désir d’aliments sucrés ou gras qu’on consomme alors sans modération ou jusqu’à satiété. Au contraire, un cerveau plus « reposé » n’encourt pas de stimulations spécifiques. Un risque quand on sait que les Français dorment chaque année de moins en moins…



Manque de sommeil et sensation de faim moins bien régulée


Différentes études corroboraient déjà ce fait : dormir peu conduit à un risque accru d’obésité en ayant un impact sur la régulation de l’appétit et l’augmentation de l’Indice de masse corporelle (IMC). Une étude de l’American journal of biology l’indiquait déjà : dormir moins de 6 heures par nuit occasionne une dérégulation du sommeil et de la faim avec le risque d’entrainer un apport alimentaire excessif.


Les signaux provenant du cerveau et contrôlant la sensation de faim sont en effet perturbés par la privation de sommeil, ce qui suscite un dérèglement hormonal de notre horloge biologique. Et si l’épidémie de surpoids actuelle en découlait ? C’est l’une des hypothèses aujourd’hui soulevée par la plupart des scientifiques.


Reste qu’une bonne hygiène de vie et des habitudes alimentaires saines passent donc aujourd’hui par de bonnes nuits… et un risque moins important de passer la tête dans le frigo !



Sources et liens utiles : Santelog 12

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