Hommes et femmes : pourquoi votre sommeil est différent

Publié le 4 décembre 2014

Sommeil femme hommeNous sommes tous inégaux dans les bras de Morphée. Notre âge, nos besoins physiologiques, mais aussi notre sexe influence notre sommeil.


Les femmes sont ainsi plus sujettes aux insomnies, se lèvent et se couchent plus tôt, mais ont aussi davantage besoin de récupérer la nuit au risque de subir des sautes d’humeur. Hormones, cerveaux, horloges biologiques… zoom sur tout ce qui fait scientifiquement la différence chaque nuit.


Les femmes dorment légèrement moins et plus mal que les hommes et pourtant, elles ont davantage besoin de sommeil.


Dormir plus pour récupérer davantage


Une récente étude américaine réalisée par le Centre de recherche sur le sommeil de l’Université Loughborough vient de le confirmer, les femmes ont une propension plus importante à dormir et auraient besoin de récupérer davantage que les hommes. C’est avant tout parce qu’elles mobilisent une plus grande partie de leur cerveau à faire plusieurs choses en même temps dans la journée.


Ce dernier a ainsi besoin de plus de sommeil pour s’auto-réparer, selon les chercheurs. Or, un déficit chronique de sommeil provoque chez elles dépression et sautes d’humeur, notamment le matin au réveil. Plus sujettes que les hommes au manque de sommeil, elles risqueraient ainsi davantage de complications cardiaques et de maladies inflammatoires.


Des nuits plus courtes dans les faits


Pourtant, et selon une étude sur le sommeil des Français de 15 à 85 ans publiée en novembre 2010 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (INVS) en novembre 2011, elles dorment en moyenne 7 heures 18 contre 7 heures 7 pour les hommes. Une différence minime, qui, pourtant et au regard de l’écart entre sommeil effectif et sommeil nécessaire, affiche un déficit de 17 minutes par nuit.


Différences variées et influences hormonales


Ces variations physiologiques peuvent s’expliquer par des différences psychosociales, les femmes effectuant au quotidien plus de doubles journées que leurs homologues masculins, ainsi que professionnelles puisqu’elles elles occupent davantage d’emplois en travail posté ou de nuit que leurs pairs. Les différences sont aussi hormonales. Les oestro-progestérones peuvent perturber le sommeil et certaines femmes souffrent fréquemment d’insomnies en fin de cycle, début de grossesse ou lors de la ménopause.


Davantage de troubles du sommeil


Si les femmes se plaignent plus fréquemment de réveils nocturnes et de difficultés d’endormissement, elles sont également plus enclines à la somnolence. Selon une enquête BVA réalisée à l’occasion de la 11ème Journée nationale du sommeil du 18 mars 2011, 26% d’entre elles déclaraient être touchées par la somnolence au moins trois fois dans la semaine.


Une horloge biologique qui tourne plus vite


Les femmes se lèvent et se couchent plus tôt. Un décalage qui peut s’expliquer par la différence d’horloge biologique ou circadienne. Une équipe américaine et des chercheurs de l’INSERM ont récemment démontré que leur horloge biologique avançait plus vite que celle des hommes, enregistrant  un cycle plus court de 6 minutes sur 24 heures.


Or, l’horloge circadienne régule notre état d’éveil et de sommeil et régule les cycles jours/nuits. Une désynchronisation entre l’heure biologique et l’horaire réel de coucher qui pourrait, selon les chercheurs, expliquer pourquoi les femmes sont davantage touchées par l’insomnie.

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

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