Halte aux idées reçues sur la sieste !

Publié le 9 avril 2014

Sieste sommeilLes professionnels du sommeil la recommandent, l’Institut national du sommeil la plébiscite : la sieste serait bénéfique pour notre organisme et récupératrice pour notre sommeil, à la condition qu’elle soit de courte durée.


Encore trop souvent identifiée à l’oisiveté et plutôt réservée aux jeunes enfants, la sieste ne s’est pourtant pas encore tout à fait imposée dans notre culture occidentale.


Halte à tous les préjugés qui font le procès de la sieste !


La sieste ne doit être faite que pour récupérer d’une nuit blanche


Utile pour rattraper une nuit blanche ou gérer un décalage horaire, la sieste n’en reste pas moins des plus utile, surtout si elle est quotidienne. Elle permet en effet de récupérer une dette de sommeil chronique ou la fatigue accumulée dans la vie courante (stress, charge de travail), ce qui concerne près du tiers des Français. Une étude scientifique menée par des chercheurs américains et grecs sur 23 681 sujets étudiés pendant 6 ans montre qu’un siesteur quotidien a 37% de risques de moins de mourir d’une maladie cardiaque que les autres (non siesteurs).



Elle n’est nécessaire qu’en début d’après-midi


Idéale entre 14h et 16h, le moment où la plupart d’entre nous ressent une baisse d’énergie latente et somnole, la sieste peut aussi être faite en fin de matinée ou en fin d’après-midi (moments où des pics d’hypoglycémie et donc de fatigue peuvent survenir) A chacun son horloge circadienne. Un excès de chaleur ou un effort physique peut également la déclencher à différents moments de la journée.


La sieste est réservée aux bébés et aux seniors


Si les nourrissons, jeunes enfants et plus de 65 ans ou retraités font souvent plus la sieste (et en ont plus souvent le temps !) que leurs congénères, il n’empêche qu’elle reste conseillée à tous, notamment aux travailleurs actifs. Ainsi, selon une étude de 2010 menée par le groupe Malakoff Mederic sur 3500 salariés du secteur privé, près de 60% des cadres disent être dans un état de fatigue chronique.

En Chine, le droit à la sieste est même entré dans la constitution !


Tant qu’à faire la sieste, mieux vaut en faire une longue !


Si l’on fait exception de la sieste occasionnelle du week-end destinée à rattraper un gros manque de sommeil, la sieste doit être brève et ne pas excéder 20 minutes. En effet, au delà, le sommeil lent et profond s’installe. Une étude australienne suggère notamment que 10 ou 20 minutes de sieste améliorent la concentration, la mémoire et la prise de décision d’au moins 2h30, alors qu’une sieste de 5 minutes n’a aucun effet. Les flash siestes sont donc recommandées et très accommodantes, notamment au travail ou lors d’un voyage.


Il est difficile de ne pas se réveiller « vaseux » d’une sieste


Plus la sieste est longue, surtout si elle excède 20 minutes, plus il sera difficile d’en sortir. D’où l’effet de fatigue ressenti au lever. Pour éviter ces désagréments à votre réveil, assurez-vous de vous endormir dans un endroit qui ne soit pas trop sombre (mieux vaut éviter volets et rideaux fermés), mais calme, en évitant de vous allonger dans un lit ou sur un canapé par exemple. Préparez aussi votre montre ou votre réveil pour ne pas dormir plus du temps recommandé.


La sieste fait perdre du temps au travail


Bien au contraire, la courte sieste est reconnue pour accroitre les capacités intellectuelles, c’est ce qu’a pu constater une équipe de chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley .

Efficace pour nettoyer la matière grise de notre cerveau et mieux retenir les informations accumulées pendant la journée, la sieste serait bénéfique pour absorber efficacement les savoirs et donc être plus réceptif. D’après la Commission nationale américaine sur les troubles du sommeil, la sieste ferait même économiser plusieurs dizaines de milliers de dollars au pays !

Avis aux étudiants et chefs d’entreprise !


Faire la sieste empêche de bien dormir la nuit suivante


La sieste, à la condition d’être courte et de ne pas excéder ainsi la durée des deux premiers stades légers du sommeil, n’empêche pas de dormir la nuit suivante. Seule contre-indication toutefois si vous êtes insomniaque. Mieux vaut alors ne pas la faire et veiller à vous fatiguer, notamment par des efforts physiques pratiqués le matin.


La sieste ne s’apprend pas


Plusieurs disciplines comme la sophrologie, le qi gong ou la méditation enseignent l’art de la micro-sieste. Des séances individuelles sont même possibles pour apprendre l’art de la relaxation et du lâcher prise afin d’entrer plus facilement et plus rapidement dans le sommeil, diurne ou nocturne, grâce à des exercices, de la théorie et des conseils pratiques… moyennant finance !

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

Conseils, résultats d'études, cycles du sommeil, hygiène de vie, literie... nous passerons ici au crible les meilleurs conseils de professionnels pour accéder à un sommeil serein et vraiment réparateur. Bonne lecture !