Faire chambre à part, une nouvelle tendance ?

Publié le 3 février 2014

Couple chambre à partOutre-Atlantique, les Canadiens et les Américains sont plus d’un quart à avoir choisi de faire lit et chambre séparées.

Dérangés par les ronflements de leurs conjoints ou agacés par des habitudes et rythmes de sommeil différents, de nombreux couples préfèrent sauver leur mariage… et leurs nuits en optant pour cette solution radicale : faire chambre à part.


Une nouvelle tendance est-elle en marche ?

Zoom sur un phénomène de société.



Le phénomène n’est pas nouveau. Pascal Dibie, dans son ouvrage, Ethnologie de la chambre à coucher, le fait même remonter au temps des Romains. Il semblerait néanmoins que faire lit à part soit monnaie courante. On ne compte plus les acteurs, célébrités ou même les monarques qui disent dormir séparément. La tendance est même plutôt répandue outre-Manche.



Faire couette en solo, une pratique répandue en Occident


Aux États-Unis, et selon les chiffres d’une étude menée en novembre 2013 par la Fondation américaine du sommeil, 20% des couples interrogés, toutes générations confondues, ne dorment pas dans le même lit la nuit. Le phénomène n’est même pas près de s’inverser puisque l’Association américaine des constructeurs immobiliers avance que d’ici 2015, près de 60% des nouvelles maisons auront deux chambres parentales.


Le constat est similaire au Canada où 20 à 30% des personnes interrogées font chambre à part selon une enquête publiée dans le magazine Santé canadienne. Et il en est de même en Grande-Bretagne et au Japon. Ronflements, mouvements la nuit, troubles du sommeil, ou encore horaires décalés et rythmes ou habitudes de sommeil différentes sont invoqués.



Bienfaits ou bénéfices de nuits à deux dans le même lit


Des chercheurs canadiens de l’Université de Toronto ont essayé de prouver, scanners cérébraux à l’appui, que dormir dans le même lit apportait plus de désagréments que de bienfaits : sommeil moins profond, réveils intempestifs induits par le mouvement ou le son… Une étude britannique a quant à elle rapporté que près de 50% des couples partageant le même lit souffraient de troubles du sommeil, troubles pouvant aller jusqu’à la dépression ou aux problèmes cardiaques et pulmonaires.


A l’inverse, une enquête menée par le Centre d’études sur le sommeil John Hopkins de Baltimore, et que rapporte le Wall Street Journal, a tenté de montrer qu’une nuit passée à deux était bénéfique grâce à la production de l’ocytocine, l’hormone du bien-être et de l’amour. En permettant la détente musculaire, mais aussi la guérison et l’amélioration de l’hypertension artérielle, cette hormone secrétée par le contact et le toucher, induirait aussi un lien entre qualité des relations de couple et sommeil réparateur. Le Daily Mail va dans le même sens en montrant quant à lui comment dormir ensemble était fondamental pour garder, voire raviver la flamme et parfois sauver son mariage.



Tendance moins nette en France


Si tous ces faits restent difficiles à prouver scientifiquement et qu’il n’existe à l’heure actuelle pas d’étude complète ou approfondie sur la question, on peut se demander si le phénomène n’est pas culturel.
En France, au même titre que le sacro-saint dîner familial, le lit conjugal est quasiment une institution. C’est ce qu’a montré François de Singly dans son ouvrage Libres ensemble, individualisme dans la vie commune. Pour les besoins de son étude, le sociologue a en effet interrogé un panel de 900 Français. Près de 95% d’entre eux disait dormir dans le même lit que son conjoint.



Le phénomène de la chambre à part est-il culturel, associé à une plus grande volonté de liberté ou reste-t-il un simple moyen pratique de passer de meilleures nuits ?



Toujours est-il que, comme c’est le cas pour de nombreuses tendances qui ont le vent en poupe outre-Atlantique, la vogue de la couette en solo débarquera peut-être bientôt en Europe. Reste à se doter d’un lit aux matelas et sommiers séparés, ou d’une literie de relaxation comme Swiss Confort sait les faire, pour se garantir une réelle indépendance de couchage et de meilleures nuits…même en duo !




Source et liens utiles : Madame.lefigaro / CBC / News.bbc.co.uk / Dailymail

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

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