DOSSIER SOMMEIL / Ces seniors qui souffrent de troubles du sommeil

Publié le 21 juillet 2010

journée nationale du sommeil

A l’occasion de la 10eme journée du Sommeil qui s’est déroulé le 19 mars 2010, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) a publié les résultats d’une étude sur le sommeil des seniors « Quand le sommeil prend de l’âge« . Les personnes de plus de 50 ans ne dormiraient pas si mal que çà, avec 22% d’entre elles qui souffriraient de troubles du sommeil. Ce chiffre serait-il la conséquence d’un mauvais sommeil, de maladies chroniques, d’une trop pauvre exposition à la lumière ou du changement de rythme du au passage à la retraite ? Réponses dans la suite.



Une dette de sommeil moins marquée à partir de 50 ans
Pour commencer, c’est sans surprise que l’on apprend que les seniors dorment plus que leurs cadets, avec une moyenne de 7h13 de sommeil en semaine (6h58 pour les 18-55 ans – enquête INSV de janvier 2009). Si la majorité (75,7%) se dit satisfaite de la qualité et de la quantité de son sommeil, 22% des seniors se plaignent néanmoins de troubles du sommeil dont 72% d’insomnie, 38% de rêves ou cauchemars agités, 36% d’un décalage des horaires de sommeil et 21% d’apnées du sommeil. L’étude rappelle que « l’excès ou le manque de sommeil peuvent marquer des troubles plus profonds ». Les difficultés d’endormissement, de maintien du sommeil ou le réveil précoce s’aggravent avec l’âge et sont souvent associées à d’autres pathologies chronique comme l’hypertension artérielle, maladie cardiaque, diabète, mal de dos ou des articulations.



troubles du sommeil chez les seniors



Près de la moitié des seniors renouent avec la sieste, 3 à 6 fois par semaine, selon leur âge
42% des seniors font la sieste en tout début d’après-midi, pendant 28 minutes (la durée idéale de sieste recommandée par les spécialistes étant de 20 minutes). Le besoin de sieste est un besoin physiologique qui existe dès l’enfance et qui revient avec le vieillissement. A partir de 50 ans, le nombre de siestes par semaine augmente, allant de 3 entre 50 et 60 ans à 6 siestes après 80 ans. Ce retour à la sieste s’accompagne d’une modification de sa durée ; courte chez les 50-60 ans, elle s’allonge progressivement jusqu’à 1 heure et plus au-delà de 80 ans, ce qui peut entraîner des difficultés d’endormissement. En effet, trop dormir dans la journée « consomme » du sommeil sur la nuit suivante et diminue le besoin de sommeil lors du coucher.



troubles du sommeil chez les seniors


Profiter de la lumière du jour, c’est aussi mieux dormir la nuit
Dans l’ensemble, les seniors passent 5h19 hors de leur domicile par jour en semaine, et 4h24 le week-end. Ce laps de temps diminue avec l’âge et s’accompagne d’une augmentation de la durée de sommeil sur 24h, au risque d’entraîner une déstructuration du rythme du sommeil. En effet, 23,5% des seniors atteints d’insomnie sortent ainsi moins d’une heure à l’extérieur, tout comme près de la moitié des plus de 80 ans…
Or, l’exposition à la lumière du jour permet de réguler l’horloge biologique interne, qui identifiera correctement l’alternance jour-nuit. A l’inverse, rester dans la pénombre durant la journée entraîne des troubles de sommeil nocturne et conduit à un état propice à la somnolence.



Face à ces troubles, l’INSV conseille de :
- Réajuster son horloge biologique grâce à la lumière
– Rester au lit uniquement le temps nécessaire au sommeil / Eviter les activités éveillantes dans son lit.
– Eviter de trop dormir dans la journée
– Garder une vie sociale active
– Eviter les somnifères. Ils sont à prendre uniquement sur avis médical et sur de courtes périodes.



Voir plus d’infos sur cette enquête INSV / BVA / MGEN 2010 (Interviews administrées du 4 au 14 Janvier 2010, panel de 1017 personnes âgées de plus de 50 ans interrogées par téléphone.)

2 commentaires sur “DOSSIER SOMMEIL / Ces seniors qui souffrent de troubles du sommeil”

  1. [...] chamboulement perturbe notre sommeil et notre mode de vie pendant quelques jours. Les personnes âgées ou celles qui souffrent de troubles du sommeil y sont d’autant plus vulnéra… Pour éviter de dérégler son horloge biologique, mieux vaut s’y préparer en [...]

  2. Bonjour,

    Vous parlez de la sieste et c’est très bien. Mais hormis le week-end, il est très difficile pour les gens qui travaillent de la pratiquer.

    Contrairement à une idée reçue, la sieste est contre-indiquée pour les insomniaques.

    C’est un cercle vicieux; on dort un peu l’après-midi pour compenser une nuit trop courte, mais la nuit suivante on est moins fatigué et l’on dort encore moins.

    Christian

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

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