Dormir dans l’espace n’est pas de tout repos !

Publié le 20 novembre 2014

Sommeil station spaciale issLes astronautes ne sont pas non plus épargnés par les risques d’insomnies et de dette du sommeil. Une étude américaine, publiée cet été et financée par la NASA, révèle que ces « voyageurs de l’espace » ne dorment en moyenne que 6 heures par nuit. Quant aux membres d’équipage de la station spatiale internationale ISS, ils seraient près de trois quarts à consommer des somnifères.


Si sur terre près d’un tiers de la population déclare trop peu ou mal dormir, le problème semble similaire dans l’espace !



Une étude publiée en août dernier dans la revue The Lancet Neurology et menée par des équipes de médecins de la Faculté de médecine de l’Université de Harvard (Boston) le confirme. Pour arriver à ces conclusions, l’équipe de chercheurs, dirigée par Laura Barger, a étudié le sommeil de 64 astronautes de la navette américaine et de 21 autres ayant séjourné sur la station spatiale internationale ISS. Durant 10 ans, entre 2001 et 2011, elle s’est intéressée à leurs conditions de sommeil 3 mois avant le départ, puis lors des missions dans l’espace. Après avoir passé au crible quelques 4 000 nuits de sommeil sur terre et 4 200 en l’air, les chercheurs ont constaté que leur durée moyenne de sommeil était d’environ 6 heures, soit une heure et demie de moins que ce que prévoyait la NASA.


D’autre part, l’étude a révélé que trois quarts des membres d’équipage de l’ISS et 78% des astronautes des navettes spatiales déclaraient avoir recours aux somnifères pour dormir durant le temps imparti au repos.


Le confinement, la mobilité réduite, l’apesanteur et les nombreuses tâches de maintenance et de recherche à bord, sources de stress, peuvent expliquer ce contexte de pénurie de sommeil selon les chercheurs. Ces derniers mettent également l’accent sur les visions et sons étranges d’un univers particulier comportant 16 couchers et levers de soleil en 24 heures. De quoi dérouter l’horloge circadienne ! Pas évident non plus de dormir accroché au mur dans un sac de couchage, comme c’est le cas dans la station ISS.


Pourtant, le sommeil est associé aux performances. L’étude pointe les risques et sources de danger qu’induit le manque de sommeil au cœur d’un univers hostile dans lequel l’alerte et la vigilance doivent être de mise pour prévenir les accidents.  
Un communiqué de la NASA indiquait que des efforts en matière de recherche étaient prévus pour mieux comprendre l’environnement spatial et améliorer tant la qualité que la quantité du sommeil.

Laisser une réponse

 

Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

Conseils, résultats d'études, cycles du sommeil, hygiène de vie, literie... nous passerons ici au crible les meilleurs conseils de professionnels pour accéder à un sommeil serein et vraiment réparateur. Bonne lecture !