Couche-tôt ou lève-tard, et si cela venait du cerveau ?

Publié le 18 août 2014

Couche-tot et lève-tard cerveauSi certains sont naturellement réveillés à peine l’aube pointée, d’autres ne vont se coucher que passé minuit. Ces prédispositions individuelles appelées aussi chronotypes sont essentiellement déterminées par des variantes génétiques et biologiques.


Zoom sur ces préférences de sommeil et d’éveil à connaitre pour mieux respecter son rythme naturel.



Les femmes seraient 48% à se dire du matin, contre 41% de leurs congénères masculins.

Quant aux moins de 30 ans, près de 57% d’entre eux affirment être du soir, ce qui est le cas de seulement 38% des plus de 40 ans, selon cette enquête de l’INPES réalisée en 2007.


Si ces tendances liées à l’endormissement et au réveil s’accentuent en vieillissant, elles sont pourtant moins liées au sexe et à l’âge qu’à des prédispositions génétiques.

C’est ce qu’a récemment mis en lumière une équipe de chercheurs de l’Université d’Aix-la-Chapelle en Allemagne. En se basant sur des scanners cérébraux, les scientifiques ont étudié un groupe de 59 hommes et femmes parmi lesquels 16 étaient des lève-tôt, 20 des dormeurs dits « intermédiaires » et 23 des couche-tard. Ils ont découvert que ces derniers avaient une moindre densité de substance blanche dans différentes régions du cerveau, un tissu qui favorise la communication entre les cellules nerveuses.


Une différence cérébrale qui serait également à l’origine du « décalage horaire social » ou décalage avec l’organisation du monde (social, professionnel) et ses horaires, entrainant un risque de manque de sommeil, de fatigue et, à terme, de dépression.


Nos préférences de sommeil et d’éveil sont ainsi fortement influencées par la génétique et la biologie plus que par nos comportements ou habitudes de vie. Ces chronotypes, ou variations individuelles et prédispositions pour l’organisation des périodes quotidiennes d’activité et de repos, expliquent pourquoi notre corps est soumis à une programmation à laquelle on n’échappe pas ou si peu. Inutile donc d’essayer de vous coucher avec les poules si vous savez que vous ne dormirez pas avant minuit ou d’essayer de travailler pour un examen avant 8 heures si vous n’êtes pas du matin…



Lien et source utile :
Enquête de l’INPES sur Les Français et leur sommeil

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