Bien dormir après 65 ans, c’est possible et sans somnifères !

Publié le 21 novembre 2012

Sommeil des seniors - somnifèresA l’âge de la retraite, nuits courtes et réveils matinaux jouent les trouble-fêtes ! Pourtant, rares sont les véritables cas d’insomnie. Lié à des modifications physiologiques, le sommeil des seniors est bouleversé avec l’âge.


Aujourd’hui pourtant, près d’un tiers des personnes de plus de 65 ans consomment de façon régulière des somnifères alors que, dans plus d’un cas sur deux, ces médicaments ne sont pas indiqués. La Haute Autorité de Santé (HAS) tire la sonnette d’alarme et rappelle les effets indésirables, voire dangereux, induits par des médicaments qui doivent être prescrits médicalement pour une courte durée.

Dans les mois à venir, la HAS informera professionnels de santé et grand public à l’aide d’outils adaptés.


Le mal dormir des seniors, un problème récurrent !


Difficultés à s’endormir, nuits hachées, sommeil fractionné, réveils intempestifs et matinaux… les personnes âgées connaissent souvent des troubles du sommeil. Avec l’âge, la durée et la qualité du sommeil nocturne diminuent, au profit de temps de repos plus conséquents dans la journée, comme les siestes.

Rares sont néanmoins les plus de 65 ans qui souffrent véritablement d’insomnies. La Haute autorité de santé (HAS) estime en effet que seules une à deux plaintes sur dix concernant le sommeil relèvent de véritables troubles du sommeil. Ces difficultés nocturnes peuvent néanmoins venir cacher ou accompagner une autre pathologie telle que la dépression de la personne âgée, l’apnée du sommeil, des problèmes urinaires ou encore un début d’Alzheimer.

Il est primordial, rappelle la HAS, de ne pas s’auto-médicamenter et d’aller voir son médecin généraliste pour une consultation qui sera spécialement dédiée aux problèmes de sommeil. Ce dernier vous orientera le cas échéant vers un spécialiste.


Gare aux effets secondaires des somnifères !


Loin d’être anodins, la plupart des somnifères ont des effets secondaires importants. Vertiges, troubles de l’équilibre avec risques de chute, troubles de la mémoire ou de l’attention et somnolence en font parti. La HAS rappelle qu’ils peuvent ainsi fragiliser une personne âgée dont l’état de santé est déjà délicat. Le risque de dépendance est également accru. Enfin, prenez garde à l’interaction médicamenteuse si vous prenez d’autres traitements simultanément.

Si votre médecin vous prescrit un somnifère, pour un problème d’insomnie ou de trouble du sommeil, ce médicament sera toujours de courte durée, soit de quelques jours à un mois au maximum. D’autant plus que son efficacité diminue avec le temps ! La HAS rappelle aussi que l’arrêt des somnifères doit être programmé, encadré et progressif, notamment en raison des risques d’accoutumance que ces produits induisent.

Pour faire comprendre leurs dangers et insister sur les conseils pour retrouver un sommeil sain, la HAS a mis au point différents outils : affiches, utilisation des réseaux sociaux et sites internet, lettres… et elle dispense des recommandations utiles avec l’aide de ses relais : médecins et pharmaciens.


Être sénior et mieux dormir sans somnifères, c’est possible !



D’autres remèdes existent…


Mieux vaut un sommeil naturel, sain et ainsi plus récupérateur et bénéfique. Différentes techniques de relaxation existent. C’est le cas du yoga ou de la sophrologie, des méthodes douces qui vous permettront de retrouver un peu de sérénité en travaillant sur la respiration et la méditation. Vous pouvez aussi avoir recours à des praticiens diplômés en acuponcture ou vous tourner vers des médecines alternatives comme l’homéopathie ou encore la naturopathie.

Les thérapies cognitives-comportementales peuvent également s’avérer une bonne aide pour restaurer l’équilibre du sommeil nocturne.
Pensez à l’exercice physique, même doux de type marche, vélo, natation ou jardinage, de préférence le matin pour bien dormir le soir.

Veillez à votre hygiène de vie : gardez une alimentation saine et oxygénez-vous. Sortez au moins une heure par jour, été comme hiver pour vous exposer à la lumière du jour.
Il est également important de maintenir une vie sociale. Sortez, voyez des amis ou inscrivez-vous à une association sportive, culturelle…



Pour en savoir plus :
Le dossier de presse de la Haute autorité de santé (HAS)
Le carnet de sommeil n°4 édité par l’INSV intitulé « Sommeil : quand il prend de l’âge »

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Nous passons environ un tiers de notre vie au lit. Si certains tombent rapidement dans les bras de Morphée, ce n'est pas le cas pour près d'un tiers des français qui souffrent de troubles du sommeil.

Conseils, résultats d'études, cycles du sommeil, hygiène de vie, literie... nous passerons ici au crible les meilleurs conseils de professionnels pour accéder à un sommeil serein et vraiment réparateur. Bonne lecture !